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"Soy un bicho de la tierra como cualquier ser humano, con cualidades y defectos, con errores y aciertos, -déjenme quedarme así- con mi memoria, ahora que yo soy. No quiero olvidar nada."



José Saramago

lunes, 26 de septiembre de 2016

"Violences, racismes et religions en Amérique, Cornel West, une pensée rebelle" Mahamadou Lamine Sagna, Essai, éditions Karan, 2016 par NICOLE BARRIÈRE (FRANCIA)






A propos des Etats Unis d’Amérique, que savons-nous ? Que savons-nous de l’histoire et de la pensée des noirs américains ?

Esclavage, guerre de sécession, violences du Ku Klux Klan, Black Panther, Malcolm X.

Nous avons cette imagerie populaire et simple, mais que savons-nous réellement de la pensée de résistance qui s’est construite depuis l’esclavage dans les champs de coton et ensuite dans les villes et banlieues déshéritées.

En consacrant un essai au philosophe noir américain, Cornel West, Lamine Sagna nous restitue, d’une part le parcours atypique d’un intellectuel noir américain, ayant accompli tout un parcours d’intégration puisqu’il est professeur dans de prestigieuses universités comme Princeton ou Harvard, philosophe et spécialiste des religions,  professeur de religion et d'histoire sur les Noirs américains à l'Université de Princeton., et en même temps il est un intellectuel engagé aux côtés des peuples opprimés, qu’ils soient noirs, ou amérindiens ou encore les femmes.

Le travail d’analyse de l’œuvre de Cornel West par Lamine Sagna, est minutieux, fouillé, documenté, et nous le tend ainsi que le souligne Stéphane Douailler «  prends et lis »

La pensée rebelle que narre L Sagna s’articule autour d’un personnage étonnant Cornel West, qu’il qualifie de «  romantique et conceptuel »

Après nous avoir donné un aperçu de sa biographie et des orientations de son travail de recherche, L Sagna entre dans le vif de la pensée de Cornel West, en développant des points de vue passionnants et éclairants sur la politique et la religion (Christianisme constantinien et christianisme prophétique) en nous montrant comment Cornel West s’émancipe lucidement de  l’instrumentalisation des religions tout en conservant les valeurs chrétiennes, comment il met à jour des idées fondamentales pour comprendre l’Amérique d’aujourd’hui mais aussi de ce qu’elle diffuse au niveau mondial : un militarisme agressif, l’autoritarisme, le fondamentalisme économique et le nihilisme.

A partir de cet état des lieux sans concession, Lamine Sagna déploie ensuite la pensée philosophique de Cornel West  (de la révolte à la pensée rebelle) au travers de la pensée du blues. Cette analyse est à la fois puissante intellectuellement, artistiquement et se fonde sur la vie pour nous donner de magnifiques leçons d’art afro-américain.

Cette pensée à contre temps et à contre-courant de Cornel West ne se cantonne pas à une étude conceptuelle et figée, mais s’ancre dans le vivant des situations et des luttes dans lesquelles le philosophe rebelle s’engage.

Cet engagement est le moment où Lamine Sagna analyse les idéologies et les mécanismes d’aliénation et l’implication dans les conflits et mouvements de libération dans lesquels agit Cornel West inlassablement.

L’originalité de cette pensée philosophique, à partir de la pensée du blues et surtout à la posture qu’elle permet d’adopter et de vivre : face à toutes les souffrances, humiliations vécues par les noirs et les peuples opprimés depuis l’esclavage, c’est qu’elle y répond par le tragi-comique, comme un pied de nez à tous les autoritarismes, aux fondamentalismes et  la violence.

La lecture de ce livre donne une telle joie et une telle agilité qu’elle nous insuffle le rythme et la tension pour résister, ce qui est remarquable c’est que la pensée du blues et l’engagement de Cornel West, parle à tous, dans la globalisation à l’œuvre, c’est une pensée de l’espoir, la pensée de la vie, contre tous les stratégies mortifères du capitalisme mondialisé.

Que l’on soit noir, amérindien, femme, exclus de tous bords, il nous donne des outils de réflexion, de posture et d’action, il adopte d’une certaine manière par sa pensée rebelle, ce courant intellectuel anarchiste et scientifique de Feyerabend (« contre la méthode »), pour nous donner des clefs pour être des citoyens du monde libres et vivants, et restitue à l’art sa vocation de transformation des esprits.

Le personnage du philosophe Cornel West, griot afro-américain qui connait parfaitement les philosophies , capte outre les idées et les situations, la connaissance et l’action, il sait aussi distinguer les idéologies de la mort de celles de la vie, et Lamine Sagna a su capter toute la vigueur de ce personnage comme un frère et un ancêtre capable d’aller puiser aux origines des mythologies africaines et d’opérer dans la complexité des situations globalisées, les ressources magnifiques qui sont à l’œuvre dans une autre façon d’appréhender le chaos du monde, dans le blues, le rap, le hip hop et la poésie.

Ce livre « Violences, racismes et religions en Amérique, Cornel West, une pensée rebelle » est un outil de pensée pour tous, et notamment les artistes.

A lire à relire, livre de chevet au même titre que les mouvements d’avant-garde du siècle précédent, sa puissance s’ancre dans la souffrance de siècles d’esclavage pour ouvrir sur la vérité de la joie et de l’amour comme antidotes.

 


25/09/2016

 

domingo, 25 de septiembre de 2016

"MAGALLANES", CRÍTICA DE CINE DE ANÍBAL RICCI



MAGALLANES (2015)
Dirigida por Salvador del Solar

No es una cinta cualquiera que aborda los conflictos internos de víctimas y victimarios. Los personajes esbozan las distintas realidades surgidas de los enfrentamientos entre los agentes del Estado peruano y Sendero Luminoso. No se centra en el grupo guerrillero sino más bien en los abusos cometidos por la milicia contra ciudadanos inocentes. De un lado tenemos al coronel Avelino Rivero, que viola sistemáticamente a una muchacha (Celina) de origen indígena de unos doce años de edad. Harvey Magallanes es aquel que obedece órdenes y le entrega a la muchacha, pero también será quien la ayude a escapar un año después. El mérito de este último personaje es haber sido construido en base a una moral dudosa: en un momento obedece órdenes, en otro las ignora. Veinticinco años después Magallanes maneja un taxi que casualmente es abordado por Celina. Nuevamente reaparece la moral inestable del protagonista: primero intenta extorsionar al hijo del coronel (hacer pública la historia de su padre) para su provecho personal, pero más adelante el fruto monetario del secuestro del hijo del coronel será íntegramente para Celina. La culpa es lo que acaba guiando las acciones de Magallanes (él también se acostó con ella como condición para ayudarla a escapar), mientras que Celina sólo quiere olvidar ese oprobioso incidente. Muy lograda la escena en que Celina apenas puede respirar y sube a los cerros a gritar y desahogarse, en medio de una oscuridad cómplice. Celina es la verdadera víctima del film, no tiene fuerzas para vengarse e incluso rechaza el dinero. Para ella es un recordatorio de algo que la marcó para siempre. En quechua increpa al hijo del coronel, dando a entender que su daño no tiene reparación posible. No entendemos la lengua, pero Celina descarga su orgullo e impotencia y, como espectadores, asistimos a un momento de profundo dramatismo.

sábado, 24 de septiembre de 2016

"POESÍA NO ERES TÚ" COLOQUIO SOBRE REFLEXIÓN Y PRÁCTICA DE LA POESÍA, SANTIAGO DE CHILE, 29 Y 30 DE SEPTIEMBRE DE 2016



"EL AMIGO QUE NO PUDO SALVAR A LORCA" (EXTRAÍDO DE LA PRENSA ESPAÑOLA, 2016)


“Cuando yo me muera, / enterradme con mi guitarra / bajo la arena”. Son versos de Memento, un poema de Cante jondo al que puso música Carlos Morla Lynch. Durante los años de la República, Lorca lo cantó al piano muchas madrugadas en el enorme piso de Morla de la calle Alfonso XII de Madrid, que cada noche después de cenar se llenaba de poetas, intelectuales y noctívagos que encontraban en sus sofás y en su mueble bar un refugio aristocrático. Federico García Lorca era el alma de aquellas veladas, el niño chistoso que sabía cortar las discusiones políticas con una carcajada y arrancarse con coplillas al piano cuando alguien bostezaba.
Hay mucho en la vida breve de Lorca que tiene un aire premonitorio. Ese gusto por la tragedia que lo convirtió en tragedia misma. Hay versos sobrenaturales, como estos de Memento, que ya contienen en sí mismos una inquietud. Pero verlos escritos en la partitura que compuso Morla agranda el escalofrío: esos arreglos con las indicaciones poco piu mosso y très lent et très lié son la aceptación de los deseos del amigo, deseos que no pudo cumplir. No solo no pudo evitar su muerte, sino que fue incapaz de darle sepultura bajo la arena. La gran tragedia, que parece escrita por el mismo Lorca, fue que Carlos Morla Lynch salvó la vida de miles de personas cuyo destino parecía el mismo que el del poeta, convirtiéndose en uno de esos héroes inmensos que la historia se resiste a reconocer, pero no pudo hacer absolutamente nada por su amigo del alma.
Carlos Morla Lynch fue consejero de la embajada de Chile en España entre 1928 y 1939. Al estallar la guerra en 1936, el gobierno chileno le dio libertad para abandonar el país con su familia, pero prefirió no irse de Madrid, donde quedó a cargo de la legación y ofreció refugio (en ella, en su casa y en varios pisos que alquiló para tal fin) a más de dos mil personas que huían de la violencia política. Hizo lo mismo con los republicanos que le reclamaron asilo en 1939, cuando las tropas franquistas entraron en la capital. Nunca pidió un carné ni puso condiciones a nadie, y arriesgó su vida y la de su familia noche tras noche ante una junta de defensa que no podía (ni, seguramente, quería) garantizar su inmunidad diplomática.
Ni siquiera el testimonio de sus diarios, publicados por primera vez en 1958 en una edición muy filtrada por la censura, da cuenta del dolor que debió destruirle cuando se enteró de la muerte de Federico, a quien creía a salvo en Granada, al cuidado de unos parientes. Fue el 1 de septiembre de 1936. Morla estaba en la Plaza Mayor y se hacía lustrar los zapatos por un limpia ocioso en una ciudad donde ya no había señores con zapatos que lustrar, cuando oyó a los vendedores de prensa gritar que Federico había sido fusilado en Granada. Lo atribuyó a un bulo y dedicó toda una semana a confirmar la noticia mediante sus contactos diplomáticos. “Yo que lo consideraba invencible, triunfador siempre, niño mimado por las hadas”, escribió en sus diarios. Madrid se llenó de retratos fúnebres del poeta, ya mártir, y Morla tuvo que seguir atendiendo a sus miles de refugiados sin poder dedicar mucho tiempo al amigo muerto que lo miraba desde las paredes.
La gran amistad de Federico y Morla queda acreditada para la historia de la literatura en la dedicatoria de Poeta en Nueva York: “A Bebé y Carlos Morla”. Se refiere a Bebé Vicuña, esposa del diplomático. Cuando Lorca la escribió, hacía poco más de un año que conocía al chileno, pero ya estaban unidos con una intensidad que algunos han sospechado más propia de los amantes (aunque Andrés Trapiello, gran experto en su figura y quizá su mayor apóstol literario, aduce que este punto no queda claro en los diarios) y en la que siempre estuvo muy presente la muerte. El consejero llegó a Madrid desde París en 1928, donde acababa de enterrar a su hija Colomba, de nueve años. El matrimonio se instaló en España destrozado, en pleno duelo por su niña. En un paseo por la Gran Vía, a Morla le llamó la atención un título en el escaparate de una librería: Romancero gitano. Lo leyó varias veces y encontró en sus versos algo parecido al consuelo, subrayando una estrofa que también suena profética: “La noche se puso íntima, / como una pequeña plaza. / Guardias civiles borrachos / en la puerta golpeaban”.
Morla resolvió que tenía que conocer al tal Federico, del que todo el mundo hablaba maravillas en Madrid, y Federico se convirtió enseguida en su amigo íntimo. A pesar de ser trece años más joven, Lorca entendió su dolor y su catolicismo heterodoxo y libre, pero sentido, tan parecido a su idea de la religiosidad popular. Ambos tenían más filantropía que ideología. Ambos querían a mucha gente y se hacían querer. Al poco de conocerse, Lorca dedicó unas canciones “a la maravillosa niña Colomba Morla Vicuña, dormida piadosamente el día 8 de agosto de 1928”.
De izquierda a derecha, Salvador Dalí, José Moreno Villa, Luis Buñuel, Federico García Lorca y José Antonio Rubio Sacristán, en la Bombilla (Madrid) en mayo de 1926.
Se vieron por última vez el 8 de julio de 1936 en su casa de Madrid. Los invitados a la cena comentaban las noticias en tono apocalíptico. Había preocupación, la ciudad estaba muy agitada. “Federico hoy ha hablado poco -anotó en su diario-; se halla como desmaterializado, ausente, en otra esfera. No está como otras veces, brillante, ocurrente, luminoso”. Aquella noche Federico solo hizo una contribución a la tertulia política: “Yo soy del partido de los pobres, pero de los pobres buenos”. Fue la última declaración que Morla escuchó de su boca.

Casi nadie se acuerda de Morla Lynch


Hasta 2011, 42 años después de la muerte de Carlos Morla Lynch, el Ayuntamiento de Madrid no colocó una de esas placas con forma de rombo en la calle Prado, 26, en cuyos pisos tercero y cuarto derecha estuvo la embajada chilena durante la guerra, recordando que fue allí donde el entonces consejero salvó la vida de miles de perseguidos. Incluso entonces la placa se colocó en el zaguán, no en la fachada, por lo que el lugar sigue pasando inadvertido para casi todos los paseantes. Y ha habido que esperar a 2016 para que una corporación municipal otorgue su nombre a una calle de Madrid.
Entre medias, la sombra de una sospecha: ¿pudo salvar a Miguel Hernández? Neruda (que fue cónsul en Madrid) acusó al diplomático de no haber dado asilo en 1939 al poeta de Orihuela. La acusación suena injusta y no se ha podido probar.
Se saldan deudas, aunque a tan largo plazo que ya suenan vencidas. Pese al esfuerzo de unos cuantos divulgadores, entre los que destaca Trapiello, y de una editorial entusiasta (la sevillana Renacimiento), que ha publicado los diarios de guerra (España sufre: diarios de guerra en el Madrid republicano), los informes diplomáticos y la parte de los diarios referida a su relación con Lorca (En España con Federico García Lorca), a Morla Lynch solo lo frecuentan quienes van por los caminos menos transitados. Casi todos sus diarios (88 cuadernos manuscritos) siguen inéditos por voluntad de sus nietas, que respetan así el deseo de su abuelo.

"LA MISTRAL COLOMBIANA ATACA A LUCAS OSPINA"‏ POR HAROLD ALVARADO TENORIO




Piedad Bonnett [Amalfi, 1951] ha sido considerada, por sus correspondencias entre la vida sentimental y los sofocones del erotismo en una señora bien de una sociedad patriarcal, la Lucila Godoy[1] de la República del Narco. Feminista, intrigante, ladina como la chilena, la señora Bonnett, que en los últimos tiempos se ha dedicado a confeccionar novelas para una editorial española, narrando incluso, episodios dolorosos de sus relaciones familiares o de la vida y la muerte de algunos de sus parientes, fue filo maoísta en su juventud aun cuando pertenecía a una familia pudiente del mundo rural. Su poesía “quiso socavar el discurso legitimador del arte de élite” mediante ciertos mohines que emiten las señoras mientras recuerdan los desengaños pasionales, curando sus angustias con un ansia de sexo irreprimible que termina por realizarse solo en los relentes del lenguaje, donde resplandece, ciega, la carne madura e insaciada. Sexualidad transfigurada en alegoría. “Yo pensaba que el mundo era cosa de hombres, /mientras mis senos/ crecían en abierta rebeldía”, dice la señora Bonnett. Así, con estos postulados “pretende derrumbar la institucionalidad de la familia o el sexo”, eso sí, siempre y cuando la de ella siga intacta, con su marido obediente y ella haciendo hostias. Frases hechas, lugares comunes, tazas cotidianas de café, bufandas tejidas por las tías que se quedan sin usar, cosas anodinas, hombres mustios cuyas historias revelan las anonimias de su aflicción:

Es el soñado,
el hecho de retazos miserables,
de descripciones de otros,
Frankestein del deseo,
el de la hoja de vida imaginaria
y la conversación imaginaria
y la carta de amor imaginaria,
el que se niega
a ser como los otros
pero es todos los otros y ninguno,
muerta literatura,
y la literatura, ya sabemos
está hecha por dioses pequeños e impacientes
y a menudo rabiosos
que adoran lo que existe y sin embargo
viven de consagrar lo que no existe.



NUEVO LOGO DE BIBLIOTHECA UNIVERSALIS DE RUMANÍA




COLECCIÓN DE POESÍA QUE HA PUBLICADO A AUTORES DE TODO EL MUNDO, ENTRE ELLOS A AUTORES CHILENOS.

"CINCO CRÍTICAS DE CINE" POR ANÍBAL RICCI




EL GRAN LEBOWSKI (1998)
Dirigida por Joel Coen

El guion de los hermanos Coen tiene una musicalidad exquisita, muy de acuerdo a la banda sonora, pero sobre todo emparentada con el temperamento de Dude (interpretación genial de Jeff Bridges). Si fuiste de los afortunados en verla en una sala de cine, te habrás dado cuenta de que la atmósfera de la película es tan relajada como su protagonista, de imágenes muy bien logradas, que hay que saber disfrutar al ritmo de un disco de 33 rpm. Los diálogos están llenos de estupideces que se deslizan en cámara lenta, recurso utilizado en la escena memorable en que Jesús Quintana (John Turturro) hace un largo ceremonial antes y después de su lanzamiento de bolo. La cinta es una sátira de la sociedad estadounidense, a la vez que esconde significados que se podrían catalogar de profundos. Cuando se observa a los jugadores concentrados en su propia línea, supone una simplificación de la vida en dicha sociedad. Cada uno ocupado de hacer lo que le compete, como si la existencia se resumiera a un simple juego, donde no es necesario inmiscuirse en la vida del que está al lado. Dude es un vago, desempleado, un tipo que lee la nota de rescate al ritmo de una tortuga y al que lo único que parece importarle es una mugrosa alfombra, para seguir descansando, y es que "el que nada hace, nada teme", sería la filosofía de Dude dicha en buen chileno. Si lo vemos de manera optimista, vale mucho dedicarse a pocas cosas (jugar bolos y beber rusos) para que seas prácticamente el dueño del mundo. Quizás suene mediocre, pero jugando bolos puedes progresar y los problemas se reducirán a hacer bien ese ejercicio. Cada vez que Dude sueña o queda aturdido, sus pensamientos elementales nos hacen regresar a la infancia. Podríamos decir que la vida del Dude es hasta más feliz que la del millonario que lo contrata para encontrar a su hija. Mención aparte para los otros dos personajes principales, cada uno en su propia línea (de vida o de juego), totalmente indiferente al discurso que puedan tener los otros. Walter (John Goodman) se cree judío y no hace nada los sábados, pero por sobre todo es un retardado mental que reduce y relaciona todo con la guerra de Vietnam, donde combatió y que lejos de traumarlo, le confirió una particular forma de ver las cosas, que se traduce en su verdad, conversando con Dude, pareciendo que jamás se pondrán de acuerdo en ningún aspecto. La escena que lo define en plenitud es cuando saca una pistola porque alguien ha vulnerado las sagradas reglas del bowling. Donny (Steve Buscemi) es un sujeto quitado de bulla, con un complejo de inferioridad a cuestas, que por lo general se incorpora en medio de las conversaciones, y al cual invariablemente hace callar Walter. Ninguno reacciona de acuerdo a lo que le dice el otro, una especie de analfabetos auditivos, que van por la vida completando diálogos verdaderamente absurdos, que sólo podrían tener cabida en la mente despreocupada de Dude. La escena de la funeraria y la posterior arrojada de cenizas al mar resumen la idiotez, pero también la profunda amistad que une a los amigos. A fin de cuentas, si te relajas, disfrutarás de esta vida como cualquier pecador.


HUACHO (2009)
Dirigida por Alejandro Fernández Almendras

El cine de este autor chileno es demoledor. Utiliza la cámara fija para narrar desde el silencio las vidas de una familia al margen de la modernidad, fuera del mundo de los malls y de cualquier lógica que los integre a la vida que aparece en televisión. Tres generaciones (abuelos, madre e hijo) que viven de lo que provee el campo los abuelos, dependienta la madre, y el hijo es el compañero pobre del colegio. Representan la progresiva alienación del campo chileno, que desnaturaliza y empobrece a sus miembros, todo vivido en el margen de la cultura que, en el caso del hijo, amante de los videojuegos, alcanza un grado patético. Las historias transcurren durante un día a oscuras, debido a que les han cortado la luz y todo vínculo con el mundo. Es el instante en que el abuelo cuenta sus historias a la familia, pero ninguno de sus integrantes tiene interés en lo que tenga que decir. Se constata una nula transferencia de sabiduría a las generaciones más jóvenes. El director utiliza un lenguaje visual cercano al documental, donde tiene muy claro los elementos repartidos en los cuatro puntos de vista. Utiliza una contemplación naturalista que avanza a una velocidad exasperante, pero que en el conjunto ensambla un inteligente discurso. El cine del colombiano César Augusto Acevedo (La Tierra y la Sombra; 2015) se mueve con esta misma parsimonia, sin embargo, sus imágenes son más poéticas, aunque ambos, el chileno y el colombiano, retratan una visión pesimista y aniquiladora del mundo rural.


UNDER THE SKIN (2013)
Dirigida por Jonathan Glazer

Película inglesa basada en la novela del holandés Michel Faber. Scarlett Johansson interpreta a una alienígena depredadora cuyo subconsciente obedece a instintos primarios de supervivencia. Conforme avanza la cinta, la obtención de pieles humanas para camuflaje deja de ser el único objetivo y, casi imperceptiblemente, la extra terrestre abriga un cierto estado de consciencia de lo que significa ser humano. El proceso de humanización le permite compenetrarse con la naturaleza y volverla vulnerable a los propios seres humanos. Lejos de ser sensiblera (un acierto notable) la alienígena se nos aparece, hacia el final, como un ser mucho más humano que el propio ser humano que, ante la incomprensión y el deseo mal sano, arremete contra el ser aparentemente más débil. Interesante film de ciencia ficción que profundiza en lo humano a través de una historia de extra terrestres.

DOGTOOTH (2009)
Dirigida por Yorgos Lanthimos

Película griega acerca del rol de la familia y la educación. Ofrece una visión distorsionada de la educación, negativa y descarnada, que se produce cuando los modelos de la familia actúan no con el objeto de transmitir conocimiento y permitir la evolución de la especie, sino bajo la premisa de negación de todo lo aprendido y sin el fin último de preparar a las futuras generaciones para aportar a la humanidad. En la cinta, el padre deja de lado el amor o la sabiduría (querer que los hijos tengan una vida mejor) y percibe la educación como un juego para mantener el control según sus propias creencias o aspiraciones, en aras de alejar a los hijos de los peligros que les causan temor a los progenitores. Para ello cuenta con la complicidad de la madre, resultando en hijos incapaces de adaptarse al mundo exterior, sujetos retrasados en cuestiones de convivencia debido a que los padres han subestimado las capacidades de adaptación de los hijos (acaso los consideran inferiores) bajo el pretexto de haber actuado como barrera ante los vicios de la sociedad. Persiste en el jefe de familia la idea de que comprende el funcionamiento de las virtudes y pecados del mundo, una especie de dios temeroso e ignorante. Film perturbador, tributario del cine de Pasolini (Saló o 120 días de Sodoma), Buñuel (El ángel exterminador), Ripstein (El castillo de la pureza), Haneke (La cinta blanca) y Kusturica (Underground).


2046 (2004)
Dirigida por Wong Kar-Wai

“Todos los recuerdos son rastros de lágrimas”, es el primero de los títulos intercalados por este cineasta hongkonés para dar cuenta del transcurso del tiempo. Recurre a imágenes vertiginosas para mostrarnos las conquistas del protagonista en infinidad de fiestas que parecen dilatarse bajo el influjo del alcohol. Este playboy se enamoró una vez de una mujer que huyó hacia un futuro que nuestro periodista decidió capturar en su novela “2046”. El número alude al número del cuarto de hotel donde la conoció, como también al año de la ficción futurista donde el escritor decide refugiarse viajando en un tren donde se reviven los recuerdos y nada cambia, un viaje que permite evitar el sufrimiento al lado de una mujer androide que no quiere guardar secretos, que no desea huir con él y que perpetúa aquel momento del rechazo de su amada. La trama de la novela es complicada y permite que el tiempo transcurra, que el protagonista confunda el amor con el placer, y que convierta su aflicción en una fuga literaria donde los personajes esconden los rasgos de las personas reales. La belleza de las imágenes de este viaje a ninguna parte conforma un escenario donde el tiempo se deforma y donde la estructura tradicional de tres actos es reemplazada por una mente que eterniza los recuerdos, de manera caótica, pero al ritmo de música, planos y encuadres que disfrazan la pesadilla. Es una historia de ciencia-ficción que permite al espectador viajar al futuro en búsqueda de recuerdos del pasado, verdadera paradoja que destruye cualquier idea romántica del mundo occidental.

POEMA "BONSAI‏" DE JORGE RAGAL





Será difícil prohibir nuestras sagradas ceremonias.
Responder nuestros sólidos argumentos.
Minimizar nuestros gestos heroicos.
Será difícil destruir nuestros preciados sueños.
Reprimir nuestros actos solidarios.
Frenar nuestras altas pasiones.
Será difícil cortar nuestras profundas raíces.

CEREMONIA DE ENTREGA DE LOS PREMIOS DE LA ACADEMIA CHILENA DE LA LENGUA 2016, EN SANTIAGO DE CHILE, EL 26 DE SEPTIEMBRE DE 2016